Certes les religions ont réalisé assez fréquemment de très vilaines choses...
    Et voici venir Voltaire, une sorte de saint homme "laïque", l'une des divinités du Panthéon républicain...

     Or, il y a maintenant un accès à la Correspondance de ce très illustre personnage : elle a été publiée en 13 volumes dans la collection de la Pléiade, voici quelques années. Et, d'une façon plus ou moins stupéfiante, tout change d'un bout à l'autre, de lettre en lettre... Car c'est l'essentiel des guerres du XVIIIème siècle qui nous saute au visage à travers les personnages qui les décident et qui en retirent des fortunes, dont... Voltaire. Ainsi le voyons-nous comme si nous étions à ses côtés, et ceci pendant près d'une soixantaine d'années, celles qui conduisent tout droit à la Révolution de 1789.

     De cette lecture attentive et d'une analyse précise des événements du temps, un livre est né.

                                                        
    15 - Vol"Voltaire - L'or au prix du sang"
               de Michel J. Cuny
      Editions Paroles Vives - 2009,
 
      475 pages, cousu, 29 euros.

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   Avant de commencer notre lecture de la Correspondance, n'y allons pas par quatre chemins...
  
…et rappelons que "Candide" a été publié en janvier 1759, c’est-à-dire tout juste après que Voltaire ait fait le compte des sommes colossales que lui a déjà rapportées la guerre en cours, c’est-à-dire celle que l’on dénommera plus tard : Guerre de Sept-Ans (1756-1763)
     
Voici, en effet, l’essentiel de ce qu’il avait écrit le 14 octobre 1758 - c'est-à-dire quelques semaines plus tôt - à son homme d’affaires, Jean-Robert Tronchin :
      
« Comptons, mon cher correspondant, afin que je ne fasse pas de sottises. »
      
« Voilà donc 456 000 livres [c’est-à-dire l’équivalent de 2280 années de travail pour un manouvrier de l’époque (200 livres par an), le fantassin ne touchant, lui, en moyenne, que 150 livres !!!...] et plus pour payer 240 000 livres [1200 années de travail !...] ou environ ; restera entre vos mains 216 000 livres [1080 années de travail !!!...].
        
Que la guerre continue, que la paix se fasse, que les hommes s’égorgent ou se trompent, vivons et buvons . »

         C'est bien cette lettre-là qui mériterait d'être commentée par les futur(e)s bachelières et bacheliers!
         On ne va pas tarder à comprendre pourquoi il ne faut surtout pas qu'elles et ils y viennent...
  (lire à la suite)

      Michel J. Cuny